On le voyait souvent quand nous allions aux champs,
Sur ses pattes perché, il marchait nonchalant,
Il allait tête haute, nous regardant à peine
On aurait dit un roi, le maître de la plaine.
Il était là posé, dans ce carré de trèfles,
Comme il avait l’air digne et joli à la fois !
Et pourtant certains jours nous ne le voyons pas
Il partait je n’sais où, peut-être vers d’autres endroits.
Pourtant il revenait toujours dans son domaine.
L’hiver est arrivé et notre héron cendré
A quitté le quartier pour aller émigré.
Le printemps revenu, nous ne l’avons pas revu.
J’aime à imaginer qu’au cours de son voyage
Peut-être il a trouvé une jolie compagne
Et qu’ils ont eu ensemble de petits oisillons
Qui à leur tour deviendront de splendides hérons.
Roseline Noel


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