Elle s’est laissée porter, transportée par les vents,
Poussée par les tornades sur tous les continents,
Voyageant toujours sur ses nuages de pluie,
Ne se trouvant pas mal sur son nuage gris.
Et puis, au fil du temps, elle se lassa un peu
De n’entrevoir jamais un arpent de ciel bleu.
Elle comprit que ce nuage qui s’apparente au noir,
L’amènerait bien un jour à prendre le cafard….
Alors elle décida de changer de niveau,
Se disant qu’en bas ce serait bien plus beau,
Se laissa décrocher sans préparer sa chute
Traversa l’infini sans effort et sans lutte.
Une fleur plantée là, qui se fanait alors,
Lui dit de se vêtir en robe jaune et or.
Et notre gouttelette qui avait eu raison,
Pour quelques centimètres reprit son ascension.
Maurice Pailleux
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